Travelsanté

Expert en prévention des risques sanitaires liés à la mobilité internationale.

Une expérience de plus de 20 ans

Créée en avril 2000, Travelsanté est aujourd’hui la société française de référence pour la prévention des risques sanitaires liés au voyage et à l'expatriation. Plus de 150 entreprises françaises du tourisme, de l'industrie et du monde médical ont fait confiance à Travelsanté, parmi lesquelles : Areva, Bolloré, KPMG et Expedia.

Une qualité de services reconnue

Travelsanté a obtenu pour la qualité et la pertinence de ses services le label HON (Health On the Net), le label IPRP (Intervenant en Prévention des Risques Professionnels) et a reçu en 2002 un soutien financier d'OSEO / ANVAR (Agence Nationale pour la Valorisation de la Recherche)..

 

Avec plus de 36 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année en France, les cancers du côlon et rectum sont les plus fréquents des cancers. Connaître les symptômes, réaliser un dépistage, des démarches simples qui peuvent vous aider à combattre le mal.

Q'est ce que le cancer colorectal ?


Il s'agit d'une tumeur maligne située au niveau du gros intestin (côlon et rectum). Le côlon est la partie terminale de l'intestin, les vingt derniers centimètres de celui-ci correspondent au rectum. Le cancer colorectal est le troisième cancer le plus fréquent.

Il est la deuxième cause de mortalité par cancer. Dans 95% des cas, le cancer colorectal survient chez des personnes de plus de 50 ans. Mais grâce au dépistage précoce et à l'amélioration des traitements, la mortalité décroît.

Le cancer colorectal se développe d'abord localement, puis les cellules cancéreuses peuvent migrer dans l'organisme par la circulation sanguine et le système lymphatique pour constituer des métastases. Les plus fréquentes se localisent au niveau du foie et des poumons.

Les sujets à risque


On ignore encore ce qui fait que certaines personnes développent des cancers colorectaux et d'autres non. Cependant, vous devez être encore plus vigilant si vous faites partie de l'une des catégories ci-dessous :
  • Personnes vieillissantes
    Rares avant 40 ans, les cancers du côlon, comme les polypes, augmentent rapidement de fréquence à partir de la cinquantaine. Entre 40 et 70 ans, l'incidence des cancers coliques double tous les dix ans. L'âge moyen du diagnostic est d'environ 70 ans.
  • Personne ayant des antécédents familiaux
    10% des cas de cancers colorectaux en sont issus. Il est recommandé d'effectuer régulièrement, dès l'âge de 40 ans, une coloscopie si un parent du premier degré (père, mère, enfant, frère, soeur) a été victime avant ses 60 ans de ce même cancer ou a eu un polype évolué. Si tel est le cas, vous pouvez être plus sensible au syndrome de Lynch (cancer colique familial sans polypose). Il intervient sur des personnes jeunes, vise surtout le côlon droit et est souvent associé chez les femmes à un cancer génital.
  • Personne souffrant d'une maladie inflammatoire de l'intestin (ex: colite ulcéreuse, maladie de Crohn, recto-colite hémorragique).
    Le risque de développer un cancer colorectal est alors 4 à 20 fois plus important.
  • Personne ayant subi une ablation précoce de la vésicule biliaire.

L'Occident plus touché que l'Orient


Une consommation importante de graisse favoriserait le cancer colorectal, au contraire d'une alimentation riche en fibres végétales. De par leur régime alimentaire, les pays occidentaux sont davantage concernés que les orientaux.

Les symtômes

Trop souvent on ne fait pas attention aux signes que nous envoie notre corps. Pourtant ils sont faciles à repérer et doivent vous alerter.
  • Une perturbation du transit intestinal: diarrhée et constipation alternées.
  • Des traces de sang dans les selles.
  • Des douleurs abdominales, des sensations de ballonnement.
  • De l'anémie hypochrome (manque de globules rouges et de fer).
  • Une modification de l'état général : perte de poids, légère fièvre, fatigue.
Si vous êtes victime de ces symptômes, prévenez tout de suite votre médecin. Il préconisera des examens plus poussés pour déterminer s'il s'agit ou non d'un cas cancéreux.

L'importance d'un dépistage précoce


Comme pour tous les cancers, plus les symptômes sont détectés tôt plus on a de chance de guérir. Un test a été mis au point pour détecter les saignements occultes dans les selles, pas toujours visibles à l'oeil nu, il s'agit de l'Hémoccult.

L'Hémoccult se fait à partir d'un papier réactif sur lequel la personne dépose, à l'aide d'une spatule, des selles fraîches. Puis le laboratoire applique de l'eau oxygénée qui révèlera dans les 30 secondes si le test est positif (le papier devient bleu ou bleu-vert).

Dans de nombreux pays, ce dépistage a réduit le taux de mortalité imputable au cancer colorectal.

Des études prouvent que lorsque la maladie est diagnostiquée à un stade localisé (tumeur superficielle), le taux de survie est de 92%. Mais cela ne concerne que 37% des cas de cancers colorectaux. En général, ils sont détectés à un stade plus avancé.

S'il y a des métastases, seulement 7% des patients ont un taux de survie à 5 ans.


Les tests immunologiques

De récentes études, ainsi que l'avis de l'Académie nationale de Médecine et de la Haute Autorité de Santé, ont préconisé l'utilisation des tests immunologiques dans le programme de dépistage national, au profit des test gaïac actuellement utilisé.

Ainsi, le Plan Cancer 2009-2013 prévoit de "déployer progressivement l'utilisation du test immunologique de dépistage du cancer colorectal sur l'ensemble du territoire". Ces tests immunologiques ont l'avantage d'être plus sensibles et de permettre une lecture automatisée.

Le diagnostic


En cas de test négatif (pas de présence de sang - ce qui est le cas dans 97 à 98% des cas), la personne est invitée à renouveler le test deux ans plus tard. Elle est également sensibilisée aux signes d'alerte qui doivent la conduire à consulter son médecin traitant sans attendre ce délai de 2 ans ;

Dans le cas où le test est positif (2 à 3% des cas), le médecin généraliste prescrit une coloscopie pour confirmer ou infirmer la suspicion de lésion cancéreuse (Le gastroentérologue examine le gros intestin au moyen d'un tube souple (coloscope) permettant de visualiser et d'effectuer des prélèvements en cas d'anomalie (biopsie).

La coloscopie est le moyen le plus fiable pour diagnostiquer un polype ou un cancer, mais n'est proposée d'emblée qu'aux personnes à risque élevé ou très élevé, en présence de symptômes ou à l'issue d'un test de recherche de sang dans les selles positif.

En présence de polypes (petites tumeurs, malignes ou bénignes, localisées dans l'organisme en particulier au niveau colorectal) le coloscope permet de pratiquer l'exérèse (ablation chirurgicale).

Si la biopsie confirme un cancer colorectal, d'autres examens permettront d'évaluer le degré d'évolution de celui-ci, de savoir s'il s'est développé au-delà du colon et du rectum :
  • l'échographie abdomino-pelvienne: pour observer l'abdomen, repérer d'éventuelles métastases au niveau du foie.
  • La radiographie du thorax: pour visualiser la présence de métastases au niveau des poumons.

Les traitements


Il existe trois principaux traitements qui peuvent être combinés ou utilisés seuls. Ils varient en fonction de l'étendue du cancer colorectal.
  • La chirurgie - Le spécialiste retire la partie de l'intestin touchée par le cancer, en prenant une marge supplémentaire de quelques centimètres de part et d'autre, par sécurité. Puis il rassemble les deux extrémités restantes de l'intestin. Le sphincter anal est gardé, en général.
  • La radiothérapie (ou "rayons") - Utilisée majoritairement dans le cancer du rectum. Les cellules cancéreuses sont détruites grâce à des émissions de radiations à haute énergie. Des séances de quelques minutes sont réparties durant plusieurs semaines, sans nécessiter toutefois d'hospitalisation.Dans le cancer du rectum, la radiothérapie pré-opératoire - éventuellement associée à la chimiothérapie - diminue le risque de récidive locale. Elle est indiquée lorsque le cancer envahit toute la paroi et /ou si les ganglions sont atteints.
  • La chimiothérapie - À la différence des deux autres traitements, la chimiothérapie agit sur l'ensemble de l'organisme (et non pas seulement sur une tumeur locale). Elle peut aussi être utilisée après la chirurgie curative, à titre préventif, pour éviter tout risque d'apparition de métastases, de récidive. Aucune limite d'âge n'est préconisée. Elle complète la chirurgie, réduit les risques de récidive et améliore la survie. Son efficacité est démontrée dans le cas du cancer du côlon avec atteinte ganglionnaire. La chimiothérapie de référence actuelle associe 5 FU, acide folinique et oxaliplatine ou 'FOLFOX' par cure de 2 jours tous les 15 jours pendant 6 mois.
  • Les thérapies ciblées - L'arrivée des thérapies ciblées représente une nouvelle avancée, avec notamment les anti-angiogéniques dont le bevacizumab commercialisé sous le nom d'Avastin®. Ces médicaments permettent de bloquer la formation de néo-vaisseaux (petits vaisseaux sanguins) destinés à fournir à la tumeur l'énergie dont elle a besoin pour grossir. Celle-ci est alors privée des nutriments indispensables à sa croissance et régresse. Une autre approche ciblée concerne les tumeurs qui surexpriment un facteur de croissance cellulaire (EGF). Un anti-corps monoclonal, le cétuximab commercialisé sous le nom Erbitux®, bloque ce mécanisme. Les premiers résultats montrent qu'associées à la chimiothérapie, ces molécules augmentent le taux de réponse des patients. Elles font actuellement l'objet de nombreuses études.

Côté prévention


Une bonne hygiène de vie, des gestes simples peuvent vous aider à conserver la santé et prévenir le cancer colorectal.
  • Surveillez votre alimentation - La consommation de fibres et de légumes verts est recommandée (choux, brocolis ), ainsi que celle de yaourts et de céréales complètes. Éviter les repas riches en graisse animale.
  • Faites du sport - Les personnes qui pratiquent une activité physique seraient 30% moins sujettes à avoir un cancer colorectal. Le sport améliore, en effet, le transit intestinal.
  • Évitez le tabac - Fumer accroît le risque de développement de tumeurs bénignes (polypes adénomateux) dans le côlon et le rectum. Le tabagisme pourrait accélérer l'étape précédant la métamorphose de cellules normales en cellules cancéreuses.
  • Évitez l'alcool - Il augmenterait la taille des polypes adénomateux.

*La Caisse des Français de l'Étranger (CFE) rembourse les actes médicaux selon les règles habituelles et dans la limite des tarifs pratiqués en France.


Notre mission

Fournir aux DRH, aux médecins et infirmières d'entreprises, aux salariés voyageurs et aux expatriés, les informations sanitaires les plus complètes pour préparer tout déplacement à l'étranger.


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