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  • Travelsanté offre une veille sanitaire quotidienne de grande qualité. Avant de laisser une équipe partir en mission, lire les dernières dépêches est indispensable .

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L'infection VIH demeure un problème majeur de santé publique, en particulier dans les pays en développement. Une bonne connaissance de l'ampleur de l'épidémie et des risques de contamination doit faire partie du vade-mecum de l'expatrié.

L'infection VIH dans le monde


Il existe un sentiment diffus d'amélioration de la situation sanitaire dans les pays occidentaux, dû aux nombreuses campagnes de prévention. Il est vrai qu'en 2007 l'estimation du nombre de personnes vivant avec le VIH dans le monde a été revue à la baisse (résultat dune nouvelle méthode de calcul).

Néanmoins l'épidémie de VIH continue davoir de grave conséquence et reste l'une des causes principales de décès dans le monde (première cause en Afrique).

En 2007, près de 2,5 millions de personnes ont été nouvellement infectées par le VIH (dont 68% en Afrique subsaharienne), une baisse par rapport aux années précédentes qui ne doit pas occulter la réalité. À l'échelle mondiale, le nombre de personnes vivant avec le VIH en 2007 impressionne toujours avec 33,2 millions dinfectés.

Parmi celles-ci, on compte 30,8 millions d'adultes dont 15,4 millions de femmes et 2,5 millions de jeunes âgés de moins de 15 ans. En 2007, plus de 2,1 millions de personnes sont mortes du Sida; plus de 25 millions sont décédées depuis que les premiers cas ont été identifiés en 1981, soit une moyenne dun million de victimes chaque année.

Médecins sans frontières estime que 6,5 millions de malades doivent avoir recours à la tri-thérapie pour avoir une chance de survivre. Malheureusement, plus de 80% d'entre eux n'en ont pas la possibilité. Il est encore plus difficile de se procurer un traitement adapté lorsquil sagit d'enfants. Ceux-ci sont davantage touchés dans les pays du Sud, moins riches.

Les traitements sont, de fait, moins développés par les laboratoires. Soigner un enfant atteint du Sida coûte 4 fois plus cher que traiter un adulte !

Asie du Sud et de l'Est

L'épidémie en Asie s'étend rapidement. On estime que plus de 4,9 millions de personnes vivent avec le VIH dans cette région et que 440.000 milles personnes a été nouvellement infectées en 2007. Le bilan fait également état de 300.000 décès dus au Sida.

Afrique

L'Afrique est le continent le plus touché. L'Afrique subsaharienne n'abrite guère plus de 10% de la population mondiale, mais près des deux tiers du total des personnes infectées par le VIH. On estime que 22,5 millions de personnes y vivent avec le VIH. En 2007, on estime à 1,7 millions le nombre de nouvelles infections dans la région et à 1,6 millions celui des décès (soit 76% des plus de 2 millions de décès dus au SIDA cette année-là dans le monde). 380.000 personnes vivent avec le Sida en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. En 2007, il y a eu 35.000 nouveaux cas et 25.000 décès.

Europe orientale et Asie centrale

L'épidémie est en expansion dans cette région du monde. Elle a augmenté de plus de 150% depuis 2001, alimentée par la consommation de drogues injectables (principal mode transmission en Fédération de Russie). Environ 1,6 million de personnes y vivent avec le VIH, par rapport à 630.000 environ en 2001. Plus de 80% d'entre elles ont moins de 30 ans. On y a dénombré 62.000 décès en 2007 et 150.000 nouveaux cas.

Amérique latine

Environ 1,6 million de personnes vivent avec le VIH en Amérique latine, 58 000 sont décédées des suites du Sida en 2007 et 100 000 personnes ont été contaminées. Caraïbes Le niveau de prévalence du VIH dans la région est estimé à 1,0% en 2007. Les taux les plus élevés ont été observés en République dominicaine et en Haïti. Environ 230 000 personnes vivent avec le VIH dans la région. 11 000 sont décédées en 2007 (une des principales causes de décès chez les 25-44 ans) et l'on y a recensé 17 000 nouveaux cas.

Qu'est-ce que l'infection par le VIH ? Qu'est-ce que le sida ?


Le virus de l'immunodéficience humaine (VIH ou HIV en anglais) est un virus qui s'attaque au système de défense de l'organisme et le détruit. Une personne atteinte par l'infection au VIH ne présentera parfois aucun symptôme pendant une période variable d'un individu à un autre. Si son système immunitaire se détériore de manière plus importante, des symptômes, principalement d'ordre infectieux, apparaissent.

Le syndrome d'immunodéficience acquise (Sida) est la forme la plus avancée et la plus grave de l'infection au VIH. Elle se caractérise par des maladies dites opportunistes, par certains cancers, des troubles neurologiques Les maladies opportunistes peuvent être évitées par des traitements préventifs.

Aujourd'hui, des tests de dépistage permettent de détecter la présence du VIH dans l'organisme dès le 15ème jour après une situation à risque: si les tests pratiqués à ce moment-là se révèlent positifs, cela signifie de manière certaine que la personne est infectée par le VIH.

Si ces tests ont un résultat négatif, il faudra attendre trois mois après la dernière situation à risque pour effectuer un nouveau test et connaître de façon sûre le résultat.

Si lui aussi est négatif, alors la personne n'est pas contaminée. Grâce aux progrès de la recherche, les nouveaux traitements, par l'association de médicaments antirétroviraux (multithérapie), permettent souvent de ralentir fortement l'évolution de l'infection vers le stade Sida.

Par ailleurs, des traitements réduisent également les risques de transmission du virus à l'enfant lors de la grossesse et de l'accouchement, quand la mère est atteinte par le VIH. Les traitements par multithérapie augmentent la qualité et la durée de vie des personnes atteintes par le VIH. Celles-ci sont alors en mesure de conserver une activité professionnelle ou d'en reprendre une.

Comment le virus se transmet-il ?


La transmission du virus n'est possible que de trois façons:
  • Par voie sexuelle: lors de rapports sexuels non protégés.
  • Par voie sanguine: principalement en cas d'utilisation de matériel usagé pour une injection de drogue; mais aussi en cas de blessure avec un objet souillé de sang contaminé.
  • Par transmission de la mère à l'enfant pendant la grossesse, l'accouchement ou l'allaitement.

Y a-t-il un risque à côtoyer des collègues de travail atteints de l'infection par le VIH ou à leur porter les premiers secours en cas d'accident ?


Un salarié atteint du VIH, si sa situation est connue d'un tiers (soit qu'il lui en ait directement parlé ou qu'il l'ait appris indirectement), devrait pouvoir compter sur la discrétion de tous.

Une personne atteinte par le VIH ne contamine ni les objets ou les machines qu'elle utilise, ni les produits qu'elle fabrique ou manipule.

Le virus ne se transmet pas par l'air, l'eau, les objets, les aliments, les insectes.

Il n'y a pas non plus de transmission par la salive, la sueur, le contact avec la peau.

Il n'y a donc aucun danger à partager le même bureau, les mêmes instruments de travail, outils, téléphones, toilettes, lavabos, douches, à déjeuner dans le même restaurant d'entreprise qu'un collègue contaminé par le VIH.

Les secouristes et les personnes qui portent les premiers secours à un collègue accidenté ne courent pas de risque particulier lié au VIH dès lors que les recommandations élémentaires d'hygiène sont respectées.

Ces mesures s'appliquent dans n'importe quelle situation que l'on sache ou non si le blessé est atteint par le VIH ou par tout autre agent infectieux.

LE PRÉSERVATIF


Il protège à la fois contre l'infection par le VIH et contre toutes les infections sexuellement transmissibles (IST). Le préservatif est également un moyen contraceptif qui permet d'éviter les grossesses non désirées. Il ne doit servir qu'une fois. Il est important de bien lire le mode d'emploi et de le respecter.

En cas d'utilisation de produits ou de médicaments destinés à être appliqués dans le vagin ou sur le pénis, vérifiez auprès du pharmacien qu'ils sont compatibles avec l'utilisation de préservatifs, c'est-à-dire qu'ils ne risquent pas de les abîmer.

Pour se familiariser avec l'utilisation du préservatif et le mettre rapidement, il est recommandé d'essayer d'abord tout seul.

En cas de pénétration anale, l'application d'un lubrifiant est indispensable afin de diminuer les risques de rupture du préservatif. Le lubrifiant doit être appliqué sur le préservatif une fois mis en place et sur l'anus. Il ne faut utiliser comme lubrifiant que des gels à base d'eau (vendus en pharmacie, dans certains supermarchés ou par correspondance).

Ne pas utiliser des produits gras comme: crèmes et laits de soins corporels, vaseline, huile de table, crèmes ou huiles solaires, de massage Ces produits abîment le préservatif et le rendent inefficace.

Mode d'emploi du préservatif masculin

Ouvrir l'emballage avec précaution. Les coups d'ongles, de dents ou d'objets coupants peuvent en effet déchirer le préservatif. Une goutte de liquide séminal ou de sperme peut être libérée avant l'éjaculation.

Il faut donc placer le préservatif sur le sexe en érection avant tout contact avec:
  • Les organes génitaux féminins,
  • L'anus,
  • La bouche de la ou du partenaire.
Au moment de mettre le préservatif, pensez à pincer avec les doigts le réservoir ou l'extrémité de celui-ci pour en évacuer l'air.

Faites glisser le préservatif aussi loin que possible sur le sexe. S'il ne se déroule pas facilement, ne forcez surtout pas. Vous l'avez peut-être placé à l'envers. Jetez-le et prenez-en alors un autre.

Retirez-le juste après l'éjaculation, avant la fin de l'érection, en retenant le préservatif à la base du sexe. Nouez-le et jetez-le à la poubelle.

Les préservatifs doivent être tenus à l'abri de la lumière du soleil, dans un endroit sec et frais.

Accidents et défaillances dans les pratiques de prévention

Des accidents ou des défaillances dans les pratiques de prévention peuvent toutefois survenir:
  • Relation sexuelle sans avoir eu la possibilité d'utiliser un préservatif.
  • Rupture du préservatif.
  • Partage du matériel d'injection lors de la consommation de drogue.
  • Piqûre ou coupure accidentelle avec un objet souillé par du sang contaminé.
Si l'une de ces situations survient, il faut se rendre dès que possible chez le médecin (dans un délai de 48h) ou aux urgences d'un hôpital. Le médecin examinera avec vous la situation et vous apportera ses conseils. Selon ce qui s'est produit et ce que vous savez de votre partenaire, le médecin pourra vous prescrire un traitement préventif d'un mois afin d'essayer d'éviter qu'il y ait contamination par le VIH.

Comment savoir si on est atteint ou non par le virus du sida ?

On peut dépister la présence du virus dès le 15ème jour après une situation à risque, si le test est positif la contamination est certaine une prise en charge dans les meilleures conditions possibles peut être proposée.

Si ce premier test est négatif, il faudra le refaire au bout de trois mois pour confirmer ou infirmer ce premier résultat. En attendant la réponse définitive, il faut continuer d'avoir des relations sexuelles protégées.

Vous désirez savoir si vous êtes contaminé car:
  • Vous craignez d'avoir été confronté à une situation à risque et êtes inquiet,
  • Vous avez une relation stable et souhaitez abandonner l'usage du préservatif,
  • Vous souhaitez avoir un enfant.
Quelle que soit votre situation, il est important de consulter rapidement un médecin. Celui-ci vous écoutera, répondra à vos questions, vous conseillera et vous prescrira un test si nécessaire. Si ce dernier est réalisé au moins trois mois après la dernière situation à risque son résultat sera fiable, qu'il soit négatif ou positif.

Il n'y a pas que le SIDA


La plupart des infections sexuellement transmissibles (IST), si elles ne sont pas soignées, peuvent avoir des conséquences graves sur la santé et parfois entraîner la stérilité. Mais elles peuvent être traitées et guéries.

Ces IST tout comme l'hépatite B se transmettent au moment d'un rapport sexuel non protégé. L'utilisation du préservatif évite la contamination.

Les virus des hépatites B et C peuvent se transmettre également par le sang, notamment chez les usagers de drogues, par le partage de seringues et du matériel de préparation de l'injection. Pour s'en prémunir, il ne faut jamais réutiliser une seringue et une aiguille qui ont déjà été utilisées. Il ne faut jamais partager ni aiguille, ni seringue, ni cuiller, ni eau, ni produit, ni filtre. Lors d'une blessure accidentelle avec un objet souillé par du sang contaminé.

Il existe un vaccin contre l'hépatite B mais aucun contre l'hépatite C. Si vous pensez avoir été exposé à une de ces situations à risques, il faut consulter au plus vite un médecin en cabinet ou dans un centre antivénérien. Vous pourrez ainsi, si besoin est, recevoir un traitement efficace. Le test de dépistage du virus de l'hépatite C peut être pratiqué dans tous les Centres de dépistages anonymes et gratuits.

Pour plus d'informations


Sida Info service: 0 800 840 800 (7j/7- 24h/24 - Anonyme, confidentiel et gratuit à partir d'un poste fixe)
Rappel gratuit par Internet: www.sida-info-service.org




*La CFE rembourse les actes médicaux selon les règles habituelles et dans la limite des tarifs pratiqués en France.

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